Municipales 2026 : tout comprendre en 5 minutes
En mars 2026, les Français sont appelés aux urnes pour élire leurs représentants locaux lors des élections municipales, un rendez-vous politique majeur qui façonne directement la vie quotidienne de chacun et chacune.
Les dates des élections municipales 2026
Les prochaines élections municipales se tiendront au mois de mars 2026.
La période de campagne officielle débutera le 1er septembre 2025.
Pour pouvoir voter à Piscop, il est indispensable d’être inscrit sur les listes électorales au plus tard le 6 février 2026.
Le premier tour aura lieu le dimanche 15 mars 2026.
Un second tour, s’il est nécessaire, se tiendra le dimanche 22 mars 2026.
Les listes de candidats devront être déposées avant le 26 février 2026 pour le premier tour.
Qui peut voter aux élections municipales ?
Les élections municipales sont ouvertes à toutes les personnes âgées d’au moins 18 ans, de nationalité française, ainsi qu’aux ressortissants d’un autre État membre de l’Union européenne résidant en France.
Il est impératif d’être inscrit sur les listes électorales de la commune pour pouvoir voter.
L’inscription ou la vérification de son inscription peut se faire en ligne sur le site Service-Public.fr, directement en mairie ou par courrier, en fournissant une pièce d’identité et un justificatif de domicile récent.
En cas de déménagement ou de changement de situation, la mise à jour doit impérativement être effectuée avant le 6 février 2026.
Voter par procuration
Lorsqu’un électeur ne peut pas se déplacer le jour du vote, il est possible d’établir une procuration.
La procuration permet de désigner une autre personne inscrite sur les listes électorales de la commune pour voter à sa place.
La démarche peut être effectuée en ligne sur le site maprocuration.gouv.fr. Il est recommandé de s’y prendre suffisamment à l’avance.
Le mode de scrutin municipal : ce qui s’applique à Piscop
Le mode de scrutin municipal actuel est le résultat d’une longue évolution historique.
Jusqu’en 1982, les élections municipales reposaient sur un scrutin majoritaire intégral : la liste arrivée en tête remportait tous les sièges du conseil municipal.
La réforme de 1982 a introduit un système mixte, combinant une prime majoritaire et une répartition proportionnelle, afin de garantir à la fois la stabilité des majorités locales et une meilleure représentation des minorités.
À compter des élections municipales de 2026, toutes les communes, y compris celles de moins de 1 000 habitants comme Piscop, sont soumises au scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire.
Concrètement, les électeurs votent pour une liste complète ou incomplète, sans possibilité de rayer ou d’ajouter des noms. Toute modification du bulletin rend celui-ci nul.
Si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, elle reçoit la moitié des sièges à pourvoir. Les sièges restants sont ensuite répartis proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des voix.
En cas de second tour, seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages peuvent se maintenir. Celles ayant obtenu au moins 5 % peuvent fusionner avec une autre liste.
Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les listes peuvent être incomplètes, dans la limite de deux candidats de moins que le nombre total de sièges à pourvoir.
La parité sur les listes électorales
Depuis la loi du 6 juin 2000, les listes candidates doivent respecter une alternance stricte entre femmes et hommes.
Une liste qui ne respecte pas cette règle est déclarée irrecevable.
Cette exigence vise à garantir une représentation plus équilibrée au sein des conseils municipaux.
Le conseil municipal et le maire : rôles et pouvoirs
Le conseil municipal est l’organe délibérant de la commune. Élu pour une durée de six ans, il vote le budget, décide des projets communaux, crée et gère les services publics locaux et fixe les grandes orientations de la politique communale.
Le maire est élu par les conseillers municipaux lors de la première séance du conseil.
Il cumule deux rôles : il est à la fois le chef de l’administration communale, chargé d’exécuter les décisions du conseil municipal, et le représentant de l’État dans la commune, notamment pour l’état civil, la sécurité et l’ordre public.
Dans la pratique, le pouvoir communal est souvent très concentré autour du maire. Il prépare l’ordre du jour du conseil, propose les délégations confiées aux adjoints et peut les retirer. Cette organisation explique l’importance du rôle du maire dans la conduite des affaires locales.
L’engagement et l’indemnisation des élus municipaux
Exercer un mandat municipal demande du temps et un investissement réel, même dans une petite commune.
Les indemnités versées aux élus ont pour objectif de permettre à chacun de s’engager, sans que cet engagement soit réservé aux personnes les plus aisées ou aux retraités.
Les montants varient selon la taille de la commune et la fonction exercée.
Dans les petites communes, l’indemnité du maire est relativement modeste, celles des adjoints plus limitées encore, et les conseillers municipaux ne perçoivent souvent aucune indemnité.
Ces indemnités sont imposables et soumises à cotisations sociales.
Pourquoi les élections municipales comptent autant
Les élections municipales ne se résument pas à un choix de personnes.
Elles déterminent la manière dont la commune sera gouvernée pendant six ans et influencent directement le cadre de vie, les services publics, les projets locaux et la vie sociale et associative.
À Piscop, comme dans toutes les communes, les décisions municipales touchent à des sujets concrets : l’aménagement du village, la gestion des équipements, la vie associative, les relations avec l’intercommunalité.
C’est à cette échelle, la plus proche des habitants, que se prennent de nombreuses décisions qui structurent le quotidien.
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À Piscop, les décisions se construisent avec les habitants. Dites-nous ce qui vous semble important pour notre village.